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4 janvier 2005


Après de années-rivière mon flottage est aux premiers rapides.
Les clameurs de la chute cernent la parenthèse.
Ma gouverne a passé le dernier jeu de quille.
J’externe des mises à feu, du rendu rouge, de la bête affleurée.
Bombe est le masque de la stupeur.
Il n’y a pas temps de rager ni de se mettre en nage.
Déjà la brume signe le début du trou.
Tapi j’épie dans la vitesse.
Des scores s’abattent, des débits saillent.
Le courant me plaque le dos sur le ventre.
L’onde fait le vacarme et c’est la fin de l’horizon.

Je tombe debout.