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5 octobre 2004


La route semble un anneau qui retombe sur mon dos.
Les remblais roulent, les ponts pendent.
La pensée de mon pas est un éternel écart entre la pression sur mes doigts qui gonflent mes empreintes et la valve de non retour qui fuit l’air et me pompe en silence.
Chaque bouchée du monde est rendue comme une humeur mal dans son foie.
Le désabus imprègne mon drainage.
Ma route perd ses oiseaux.
Je s’envole mes étincelles.
Je dédale.
Mon flux s’ossifie.
Je s’emporte dans l’inondation de toutes les portes.
Je réfugie sur la pente.
Jour nuit tombe le rideau hideux.

Ma rigueur s’accroche à un semis d’escales.
Ilote de ces terres isolées,
évasant ma flaque dans le cratère de l’impatience,
je garde la vie avec un pistolet d’alarme.