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poésies

16 janvier 2004


Si les lanceurs de pierre devaient m’atteindre au cou,
C’est par un cri de bête que je les frôlerais en retour.

Si les vastes terres devaient porter la masse de la crasse,
Je marcherais sur le haut des plaines, et sur les roches, à minuit.

Si les traces de la peine devaient rayer les pages du monde,
Je ferais que la mienne muscle la levée des bras lourds.

Si les enfants n’étaient pas les lucioles de ma vie,
Je n’aurais ni la langue ni le sang pour sortir dans la nuit.