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poésies

22 novembre 2002


Je me suis décrépi jusqu’à la haine que j’ai noyé dans l’encoignure.
J’ai attisé la félure qui partait tout détruire.
Est restée une triste poussière,
quelques gravats mal machés,
et ton grand vide où j’ai cogné.
Est passée ton histoire,
racontée en smoking dans la caverne de ta poitrine mouillée.
Elle s’est finie dans le silence inscrit,
dans le mur-mère qui t’a pétri,
face à la barre de l’incomprendre.

Je reviens d’en fuite,
de l’ennemi,
du traduit à l’envers.
Je rentre pour fouiller sous le menti, le cru, le piétiné petit.
Je tâtonne et ça résonne sous le socle des réserves,
je traque au nez la cache du détourné.
Mais ça me sue entre les doigts,
glisse au sus de mon élan, au seuil de chez moi, trop coi.

Je me tire un verre de larme,
et je m’agite,
fier soliste du drame.